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EDT ANNEMASSE-MORZINE 2023 : BRAVO à nos huit Finishers !

Dernière mise à jour : 23 juil. 2023


Dimanche 9 Juillet 2023, Antoine, Jean-Philippe, Arnaud, Francis, Pierrot, Hugues, Ludovic et Fabien – s’apprêtent avec 16000 participants pour la 31ème édition de l’Etape du Tour entre Annemasse et Morzine soit 157 km et 4100 mètres de dénivelé positif répartis en 5 cols dont celui de Joux Plane classé hors catégorie.


Tous se sont préparés à cette épreuve exigeante à l’exception de Ludo un peu défavorisé par son manque d’entraînement cette année et son diabète à gérer mais peu importe, il veut réaliser son rêve de gamin, participer comme les grands à cette épreuve mythique et tenter d’aller au bout, défi réussi et petite larme à l’arrivée ! « j’ai fini au courage avec la tête car mon corps me disait stop. Je ne pensais pas réaliser une place comme ça avec mon manque d’entraînement et mon diabète à gérer tout le long ce qui m’a valu une petite larme à l’arrivée. C’était génial et horriblement dur à la fois et c’est là que tu te rends compte du niveau des pros, c’est un autre monde ! »


Outre la répétition des ascensions, ils vont devoir gérer la chaleur avec des températures caniculaires qui atteindront plus de 35 degrés malgré l’altitude !



Après le Col de Saxel (4,3 km à 4,6 %) qui plante tout de suite le décor, ils enchaînent chacun à leur niveau sur trois cols de première catégorie :



- Le Col de Cou (7 km à 7,7 %)

- Le Col du Feu (5,9 km à 7,9 %)

- Le Col de la Ramaz (13,9 km à 7,1%)


Ils abordent les premiers cols sans difficulté majeure mais c’est le Col de la Ramaz qui sera déterminant pour la suite. Crampes, insolation, mauvaises hydratation et alimentation, certains d’entre eux doivent piocher avec des jambes un peu plus lourdes qui annoncent une fin de course compliquée dans une véritable fournaise !

Les bonnes sensations du début de course laissent rapidement place à beaucoup d’inquiétude pour le col final. Le Col de la Ramaz a mis les organismes à mal avec deux premiers kilomètres assez durs à + 8 % n’offrant que peu de répit au passage de Messy avant d’attaquer les grosses difficultés du col jusqu’au point le plus pentu : le tunnel du Sommand avec des pourcentages pouvant atteindre 11,5 %.

Il leur faut rester concentrer et garder suffisamment d’énergie pour bien négocier le Col de Joux Plane avec ses 11,6 km à 8,5 % de pente moyenne et des passages à plus de 10%. Sous les encouragements des supporters qui les arrosent et leur tendent des bidons, ils font face à la pente sans se décourager malgré la fatigue et la chaleur de plus en plus écrasante! Ils témoignent :


Pierrot : « Pour moi tout s’est bien passé jusqu’au Col de la Ramaz après c’était compliqué, j’ai chopé des crampes, j’étais mieux avant Joux Plane et là c’était la survie ! Je crois que je me suis mal alimenté et sûrement une belle hypo à l’arrivée …Fanny (fille) a eu peur et m’a chopé avant que je tombe… »






Ludo : « J’ai passé les premiers cols sans trop de difficultés, j’appréhendais un peu les deux derniers cols alors j’ai pris mon temps sans monter dans le rouge. Le Col de la Ramaz finalement ça été à part dans le tunnel sur la fin où j’ai commencé à avoir de sérieuses crampes. J’ai dû poser le pied à terre et marcher sur quelques mètres puis le Col de Joux Plane, horrible, un calvaire !...j’ai eu l’impression que la caisse allait exploser…heureusement que des gens étaient là pour nous arroser… »









Hugues : « Effectivement, une étape bien difficile pour moi compte tenu de l’exigence des cols et de cette chaleur, plus de 35 degrés malgré l’altitude. Je reste un gars de la plaine. Tout a été mis à rude épreuve, aussi bien physique que mental mais le simple fait de la terminer efface tout ! »




Fabien : « Pour ma part, content d’être sur le départ, je ne me suis pas mis de pression et vu mon état de forme sur les Montagnes de Reims, je me sentais confiant. Les premiers cols très bien. Je gère mon effort sur les trois premiers jusqu’au ravito de la Ramaz au km 92. Je me sentais bien en bas du col. Je me suis dit tant mieux, ça va le faire ! Dès le premier kilomètre, je me suis senti mal (un coup de chaud). Plus rien jusqu’à me mettre sur le côté pour une envie de vomir…j’essaie de reprendre mais ça ne va pas… dans ma tête je n’étais plus là…je fais ma descente en me disant «comment je vais faire pour le Col de Joux Plane ?... » j’ai commencé le col, j’avais plus de force. J’ai dû marcher au moins sept kilomètres pour éviter de m’arrêter et perdre du temps…je n’arrivais plus à m’alimenter car ca me remontait … C’était un enfer de se sentir comme ça…Une fois passé le col j’étais enfin heureux de finir cet enfer…Très déçu de mes performances au vu des mois que j’ai pu faire mais comme l’année dernière je ne supporte pas du tout la chaleur…c’est la dernière fois que je le fais… »



Francis : ‘Départ SAS à 7 H 15. Les treize premiers kilomètres furent très roulants puis les cols s’enchaînent ; au 88ème km, sur une partie roulante, début de crampe aux deux cuisses ; je stoppe, m’assoie et le moral en prend un sacré coup. Je pense abandonner car il me reste le Col de la Ramaz en première catégorie et Joux Plane hors catégorie. Le ravito est à 2 km, je refais le plein des bidons (un Belge me propose une pastille Powerbar Electrolytes). Je me rends compte ne pas avoir assez bu par cette chaleur écrasante. Plus d’alerte, heureusement, mais toujours dans la gestion dans le but d’aller au bout. Mon plus grand plaisir comme toujours fût les descentes !! (84 km/h max)…félicité par plusieurs jeunes coureurs dont un me surnommait « mon descendeur » qui prenait systématiquement ma roue… »



De son côté, Antoine impressionne encore et fait face à l’adversité de haut niveau en réalisant une excellente performance bien méritée au vu des heures d’entraînement qu’il a consacrées, fartlek après fartlek, et obtient un résultat plus qu’honorable en terminant 180ème sur 11647 finishers même s’il visait une meilleure place au classement final : « …une pointe de déception d’avoir craqué dans Joux Plane et de laisser le top 100 s’envoler… » Qu’il se console, il réalise une très belle étape en un temps record de 5H27 et une belle moyenne de 26,63 km/h.

Antoine nous raconte sa course : « La course n’a pas été à la hauteur de mes espérances mais tout n’est pas noir. Ça a mal commencé puisque je manque de chuter à l’entame de la première descente et je voile ma roue avant. J’ai passé la course à espérer que ça tienne jusqu’au bout et surtout à ne pas tomber dans les descentes qui sont plutôt mon point fort. Jusqu’au pied du Col de la Ramaz, j’étais dans le plan, puis comme tout le monde j’ai senti la fatigue s’installer. J’ai ralenti un peu en prévision de Joux Plane mais ça n’a pas suffit. Ce dernier col a mis un terme à mes ambitions, la batterie était vide. Je me suis fait doubler un nombre incalculable de fois. J’étais dans le dur physiquement et mentalement. J’ai tellement serré les dents pour finir…Mais encore une fois, il y a du positif. J’avais prévu 5 H 30 et je fais moins. Je bats aussi mon record de puissance sur 5 H. J’améliore mon classement d’une dizaine de places avec un niveau sûrement un peu plus élevé que l’année dernière, et surtout, j’ai passé un top week-end entre potes qui s’achève par un restau de montagne bien calorique… »


Quant à Jean-Philippe et Arnaud, ils obtiennent chacun de bons résultats et réalisent de belles performances à quasi niveau égal. Jean-Philippe : "Parcours en gestion maximale car je savais que je manquais d'endurance dans ma préparation. Un immense plaisir jusqu'au Col de la Ramaz et dans toutes les descentes. Après ce fut un peu plus dur mais très content de ma course, j'ai optimisé mon état de forme".


S’ils ont géré chacun à leur rythme la course en faisant face à leur propre difficulté physique ou matérielle – notamment Fabien malade sur l’étape et Antoine qui voile sa roue avant -, tous franchissent la ligne d’arrivée ayant tout donné pour décrocher la médaille du finisher bien méritée et réaliser de belles performances résumées dans le classement final (11647 finishers sur 16000 participants) :


Antoine FEBVRE termine 180ème sur 11647 et 23ème dans sa catégorie des 35/39 ans et une vitesse moyenne de 26,63 km/h en 5H :27 :39


Jean-Philippe BOISGONTIER termine 1285ème sur 11647 et 136ème dans sa catégorie des 40/44 ans et une vitesse moyenne de 22,52 km/h en 6H :27 :25


Arnaud MARECHAL termine 1889ème sur 11647 et 141ème dans sa catégorie des 50/54 ans et une vitesse moyenne de 21,45 km/h en 6H :46 :40


Francis PREAU termine 3254ème sur 11647 et 104ème dans sa catégorie des 60/64 ans et une vitesse moyenne de 19,55 km/h en 7H :26 :13


Pierre SCHMITT termine 4784ème sur 11647 et 181ème dans sa catégorie des 60/64 ans et une vitesse moyenne de 17,98 km/h en 8H :05 :05


Hugues PAYEN termine 7789ème sur 11647 et 677ème dans sa catégorie des 55/59 ans et une vitesse moyenne de 15,6 km/h en 9H :19 :21


Ludovic SCHMITT termine 7959ème sur 11647 et 1002ème dans sa catégorie de 35/39 ans et une vitesse moyenne de 15,49 km/h en 9H :23 :22


Fabien LELANDAIS termine 10203ème sur 11647 et 1219ème dans sa catégorie des 35/39 ans et une vitesse moyenne de 14,03 km/h en 10H :21 :40


Ils pourront revivre ces moments samedi 15 juillet en regardant les pros sur cette même étape ! Un grand bravo à vous tous !


Avec les félicitations de toute l’Equipe PCCT !











































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